Né le 31 juillet 1915 à Fay dans le département de l’Orne, il est sabotier domicilié à Gâprée (61). Mobilisé en septembre 1939 au 1er RC (Régiment de chasseurs) d’Alençon, il est fait prisonnier le 18 juin 1940 à Dinan dans les Côtes-d’Amor. D’abord détenu sous le matricule 3348 au Frontstalag 134 situé à Saint-Brieuc, il est transféré en Allemagne le 18 novembre 1940, interné au Stalag XII A, puis au C et en septembre 1943 au D, matricule 41746 situé près de Trier. Il est affecté à l’Arbeitskommando 94 à Winningen dans la périphérie de Koblenz. En octobre 1943, il perd son statut de prisonnier de guerre et devient travailleur civil, employé comme chauffeur-transporteur pour un négociant en vin. Le 31 mai 1944, il est arrêté par la Gestapo à Winningen, sur dénonciation, pour activité de résistance et propagande gaulliste auprès de ses camarades. Il est incarcéré à la prison de Neuwied, puis le 14 décembre transféré au camp de Buchenwald, il reçoit le matricule 78073 et intègre le Block 62 du Petit camp, puis intègre le Block 14 au Grand camp. Le 1er février il est affecté au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 10 février au Kommando intérieur Strassenbau (entretien et construction de routes). Le 22 mars il est transféré au Kommando d’Ohrdruf chargé de travaux de terrassement du creusement de vingt-trois galeries et de la construction d’une voie ferrée pour la future installation souterraine de l’État-major-général de la Wehrmacht. Le Kommando est évacué à pied début avril 1945 à Buchenwald. Le camp de Buchenwald est partiellement évacué du 6 au 10 avril. Il est incorporé le 8 dans l’une de ces colonnes d’évacuation en direction du camp de Dachau qu’il atteint le 28. Il est libéré le 29 avril par les troupes américaines.
Henri THORIN décède le 27 mai 1945 dans l’hôpital d’évacuation n°116 avant son rapatriement.