Né le 22 août 1897 à Narbonne dans le département de l’Aude, il est employé à l’usine de gaz de Montpellier (34). Lors de la Première guerre, il s’engage en 1915, il sert au 23° RA (régiment d’artillerie). En mai 1918, il est grièvement blessé et perd l’usage d’une jambe. Plusieurs fois cité et décoré, il est reconnu invalide de guerre. À la création du foyer des invalides de la ville, en 1929, il est détaché à l’office départemental des anciens combattants pour en être le gestionnaire provisoire. Il y fait, l’ensemble de sa carrière, devenant régisseur économe en 1942 puis directeur. Il fait partie, dès la fin de l’année 1940, du premier noyau dur de résistants montpelliérains qui tente de structurer une opposition au nouveau régime. Il intègre le mouvement “Liberté” qui devient l’une des composantes de “Combat”. Parallèlement, il participe à la reconstitution du Parti socialiste clandestin sur la ville. Alors qu’il est fonctionnaire détaché à l’office des anciens combattants, il refuse d’adhérer à la Légion des combattants. De même, il est remarqué par les services de police pour sa participation à la manifestation du 14 juillet 1942 et à l’organisation d’une collecte en vue de diffuser un journal socialiste. Devenu chef de ville de Combat puis des M.U.R (Mouvements unis de la Résistance) responsable local du NAP (noyautage des administrations publiques), il est arrêté par la Gestapo, le 7 juillet 1943, à son domicile. Incarcéré, il est interné le 19 août au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19 où il reçoit le matricule 40638. Il effectue sa période de quarantaine au Block 62 du Petit camp, puis intègre le Block 60 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur du Holzhof (collecte du bois de chauffage). Il est libéré le 11 avril 1945.
Albin TIXADOR est décédé le 11 mai 1991 à Montpellier dans le département de l’Hérault.