Né le 7 juillet 1920 à La Bouille dans le département de la Seine-Maritime, il est cultivateur domicilié à Corneville (27). Risquant d’être requis pour le STO (Service du travail obligatoire) il décide de quitter son domicile et se réfugie à Perpignan (66) pour essayer de franchir la frontière espagnole et rejoindre les FFL (Forces françaises libres). Quoiqu’il en soit, l’administration française le retrouve et lui signifie sa réquisition. Le 9 mars 1943, il prend un train à destination de la ville de Nuremberg. Il est arrêté le 5 septembre 1944 par la Stapo de Nuremberg. Incarcéré dans la prison de la ville, puis le 10 octobre envoyé au camp de Dachau où il reçoit le matricule 114747. Le 13 décembre, il est transféré au camp de Buchenwald il devient le matricule 41746. Le 20 décembre il est affecté au Kommando d’Ohrdruf chargé de travaux de terrassement du creusement de vingt-trois galeries et de la construction d’une voie ferrée pour la future installation souterraine de l’État-major-général de la Wehrmacht. Il reçoit un nouveau matricule le 111598. Le 13 mars 1945 jugé par les SS « inapte au travail » il est incorporé dans un convoi à destination du camp mouroir de Bergen-Belsen.
Jean TOURON est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.