Né le 17 octobre 1925 à Ézy-sur-Eure dans le département de l’Eure, il est magasinier domicilié dans sa commune de naissance. Il est requis par les autorités allemandes pour aller réparer le terrain d’aviation de Saint-André-sur-Eure, désormais, sous l’autorité de la Luftwaffe, suite aux nombreux bombardements du printemps 1944. Il n’entend pas travailler dangereusement, qui plus est pour le compte des Allemands, il décide, muni de faux-papiers, de quitter le chantier pour se réfugier dans le département limitrophe de l’Eure-et-Loir. Il est arrêté le 29 mars à Chartres par la Feldgendarmerie qui, en le fouillant, découvre la malversation. Incarcéré à la prison de la ville, puis transféré à celle d’Orléans (45), il est interné le 14 avril au Camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 32370. Déporté le 12 mai à Buchenwald qu’il atteint le 14, il reçoit le matricule 52024. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 24 décembre, il est transféré au Kommando d’Ohrdruf chargé de travaux de terrassement du creusement de vingt-trois galeries et de la construction d’une voie ferrée pour la future installation souterraine de l’État-major-général de la Wehrmacht. Il reçoit un nouveau matricule le 106404. Le 13 mars 1945 jugé par les SS « inapte au travail » il est incorporé dans un convoi à destination du camp mouroir de Bergen-Belsen.
André TRAMBLAY est déclaré disparu comme la quasi-totalité des hommes de ce convoi.