Né le 25 avril 1914 à Valence en Espagne, il est étudiant au moment du coup d’état militaire du 18 juillet 1936 en Espagne. Il s’engage à cette époque dans l’armée régulière et intègre l’École militaire des officiers. Au fil des combats et de ses compétences militaires il devient commandant dans l’infanterie. Au moment de la défaite et de La Retirada, il franchit la frontière française à Banyuls sur Mer (66). Il est interné par la police française au camp Les Haras à Perpignan (66) puis puis aux camps d’internement d’Argelès sur Mer (66) et de Barcarès (66). Il s’en extrait en s’engageant dans la 914e C.T.E (Compagnie des travailleurs étrangers) qui se dirige à Le Neubourg près d’Évreux (27). Avec l’arrivée des troupes allemandes de nombreuses C.T.E. se trouvent désorganisées ou livrées à elles-mêmes. En 1941 il est domicilié à La Baule (44) où il est employé comme manœuvre dans une entreprise du bâtiment. Il rejoint l’appareil clandestin du Parti communiste espagnol et intègre un État-major de l’armée espagnole en réserve appeler à jouer un rôle bien spécifique le moment venu. Il est arrêté le 5 juillet 1942 à La Baule emmené au commissariat de Nantes (44), puis transféré à la prison de la Santé à Paris. Le 11 décembre 1943 il est jugé par la Section Spéciale de la Cour d’appel de Paris qui le condamne à dix-huit mois de prison et à 1200 francs d’amende. Il est interné au centre administratif des Tournelles à Paris et le 6 mai 1944 au camp de séjour surveillé de Rouillé (86). Le 10 juin le camp est encerclé par les différents groupes des F.T.P.F (Francs-tireurs partisans français) qui capturent le commandant du camp et neutralisent les gardiens. A 1h30 les évadés s’évanouissent dans la nature. Les Espagnols du camp ont rejoint un des Maquis le groupe Papineau qui rassemble soixante-dix maquisards dans la forêt de St Sauvant (17). Le 27 juin ils sont repérés et encerclés par 1500 soldats de la Wehrmacht et des miliciens de Poitiers (86) et malgré le manque d’armes des maquisards de violents combats s’engagent. En fin d’après-midi vingt-sept patriotes résistants sont capturés et fusillés. Les ratissages se poursuivent et Thomas Urbiztondo Barber est découvert, le 29 juin, par une brigade spéciale alors qu’il se cache dans une ferme. Il est incarcéré à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers (86), puis il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 17 août à Buchenwald qu’il atteint le 21 où il reçoit le matricule 81021. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp, puis intègre le Block 31 au Grand camp. Il est affecté le 6 septembre au Kommando intérieur Strassenbau (entretient et construction des routes). Le 27 septembre il est transféré au Kommando de Halle chargé pour la firme Siebel de la fabrication de pièces d’avion pour les SIE 104 et Junkers 88. Le Kommando est évacué à Buchenwald le 20 mars 1945. Le 27 mars il est envoyé au Kommando intérieur Wäscherei (la blanchisserie). Il est libéré le 11 avril 1945.
Thomas URBIZTONDO BARBER est décédé le 15 février 2007 à Clichy-la-Garenne dans le département des Hauts-de-Seine.