Né le 8 mai 1914 à La Loupe dans le département de l’Eure-et-Loir, il est jockey-entraîneur. Il est arrêté une première fois le 17 juin 1943 à Nantes (44) pour abandon de travail et propagande anti-allemande auprès des ouvriers travaillant aux Chantiers de la Loire. Il est incarcéré à la prison de la ville et est libéré, par erreur, le 28 septembre. Nouvelle arrestation le 23 octobre, par la Gestapo à La Beauvaiserie près de Nantes, pour propagande communiste anti-allemande. Il est incarcéré à la prison La Fayette à Nantes et le 18 janvier 1944 interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Déporté le 27 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 29 où il reçoit le matricule 43558. Il effectue sa période de quarantaine au Block 61 du Petit camp, puis intègre le Block 29 du Grand camp. Le 3 août, il est affecté au Kommando intérieur Strassenbau (construction et entretien des routes). Le 28 août il est transféré au Kommando de Blankenburg chargé pour les usines Klosterwerke d’agrandir des galeries de mines existantes pour y installer des machines outils pour la production d’armes, mais également de construire des bâtiments pour la SS. Le Kommando est évacué le 6 avril 1945, le 8 avril il atteint Magdeburg. Les déportés sont embarqués dans une péniche qui descend l’Elbe jusqu’à la ville de Lübeck qu’ils atteignent le 12. Débarqués, ils sont conduits dans une grange où ils sont enfermés. Le 30 avril des camions de la Croix rouge les prennent en charge en vertu des accords passés entre le Comte de Bernadotte et Himmler. Conduit en Suède, Pierre Vannier regagne la France le 28 juin 1945.
Pierre VANNIER est décédé le 21 décembre 1984 à Saint-Julien-en-Genevoix dans le département de la Haute-Savoie.