Né le 22 novembre 1899 à Carmaux dans le département du Tarn. Après des études secondaires, il s’engage en 1918 dans l’Armée de l’air pour devenir pilote. Après six mois passé au front il est admis à l’École d’aviation à Dijon (21) où il obtient en 1919 son brevet. Il est rendu à la vie civile en 1922. En janvier 1923, il est pilote à l’Aéropostale sur la ligne Toulouse-Casablanca. En 1930 il est détaché par le gouvernement français auprès du Négus en Éthiopie pour instruire et former les pilotes éthiopiens. En 1934 il retourne à l’Aéropostale basé à Barcelone pendant toute la durée de la guerre d’Espagne. Détaché en mission dans le Proche-Orient, il est bloqué à Beyrouth par la défaite de 1940. Il réussit à regagner la France en décembre. En 1941, il commence son action de résistance dans le Lot-et-Garonne, puis en 1942 il prends contact avec un officier des FFL (Forces françaises libres) fondateur du réseau Brutus. Rapidement il développe un sous-réseau Brutus sous le nom de Brutus-Vidal dans la région du Sud-ouest, il organise des actions de propagande, la réception de parachutages, le passage de la frontière avec l’Espagne de personnes recherchés et des actions de sabotages. En 1942 il étend son rayon d’action de la Gironde jusqu’à la Méditerranée. En mai 1943 recherché par la Gestapo, il entre en clandestinité sous le pseudonyme de Vidal. Début 1944 vivement recherché il s’installe à Paris. Le 4 juillet il est arrêté à Paris, par la Gestapo lors d’une réunion d’État-major sous l’identité d’Antonin Martin. Interrogé rue des Saussaies à Paris il est incarcéré à la prison de Fresnes (94). Déporté, sous le nom d’Antonin Martin, le 15 août 1944 depuis le quai aux bestiaux de Pantin (93) à Buchenwald qu’il atteint le 20 où il reçoit le matricule 77530. Il effectue sa période de quarantaine au camp des tentes du Petit camp. Le 3 septembre il est transféré au Kommando de Dora, puis le 7 à celui d’Ellrich-Juliushütte chargé des chantiers de la Mittelwerk. Gravement blessé en novembre il est envoyé au Revier de Dora où il y reste plusieurs semaines. Il échappe aux convois d’évacuation des 4 et 5 avril 1945 et est libéré le 11 avril sur place par les troupes américaines. Il regagne la France par avion le 19 avril.
Gaston VEDEL est décédé le 22 juin 1993 à Saint-Paul-de-Joux dans le département du Tarn. Il est Commandeur de la Légion d’honneur, Compagnon de l’Ordre de la libération, titulaire de la Croix de guerre 39-45 avec palme.