Né le 19 novembre 1908 à Cordemais dans le département de la Loire-Atlantique, il est aide-ouvrier au dépôt SNCF d’Amiens (80). Il est arrêté le 9 mai 1942 par la police allemande à la suite d’un double sabotage effectué dans la nuit du 30 avril au 1er mai ayant notamment immobilisé la grue de relevage (32 tonnes) du dépôt. Il est incarcéré à la Maison d’arrêt d’Amiens « à la disposition des autorités allemandes » et fait partie des treize cheminots du dépôt SNCF gardés en représailles. Le 10 juin il est interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 6 juillet, il est déporté à Auschwitz qu’il atteint le 8 il devient le matricule 46190, matricule qui lui sera tatoué sur l’avant-bras gauche quelques mois plus tard. Le 9 juillet, tous sont conduits à pied au camp de Birkenau, puis en fonction de leur profession certains retourne à Auschwitz 1, dont Francis Viaud qui est affecté dans divers Kommandos. Entre le 14 août 1943 et le 12 décembre 1943, il est placé en quarantaine au Block 11. Le 28 août 1944, il est transféré au camp de Flossenbürg où il reçoit le matricule 19905. Le 29 octobre, il est transféré directement au Kommando de Wansleben qui dépend du camp de Buchenwald, il devient le matricule 93428. Ce Kommando est chargé de creuser dans une mine de sel de grandes salles pour y installer une unité de fabrication de pièces d’avions Heinkel. Le Kommando est évacué à pied le 12 avril 1945 en direction de l’est. Il est libéré le 14 avril par les troupes américaines entre les villages de Quellendorf et de Hinsdorf. (Land de Saxe-Anhalt).
François VIAUD est décédé le 16 septembre 1982 à Amiens dans le département de la Somme.