Né le 16 mars 1914 à Vialas dans le département de la Lozère, il est instituteur à Achères (91). Militant socialiste SFIO de 1933 à septembre 1938, il fait partie des Amis de URSS depuis 1936 et du Secours populaire depuis 1937. Il adhère au Parti communiste en janvier 1939. Il est mobilisé en septembre 1939, affecté, le 22 janvier 1940, au camp de Saint-Benoît (78), dans une compagnie spéciale où sont regroupés des communistes. En avril 1940, il est envoyé dans les Hautes-Alpes et en Isère. Ses protestations en juillet 1940 et l’organisation d’une manifestation au camp de Premol amènent les autorités à l’emprisonner à Grenoble (38) avec transfert à la prison de Montluc à Lyon (69) où il bénéficie d’un non-lieu. Interné à Fort Barraux (38) puis au camp d’Oraison (04), il reconstitue un triangle regroupant des militants communistes. Au début de 1941, affecté au centre de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81), il s’occupe de la direction de l’école dans le centre. Le 23 mars 1943, il s’évade sur le conseil de la direction communiste du camp avant l’envoi des internés pour travailler pour l’organisation Todt sur la côte Atlantique. Sans contact avec le Parti communiste, il rejoint un maquis de “Combat“, qu’il dirige et participe à la réception de parachutages. A la suite d’une embuscade entre de jeunes maquisards et l’arrière garde de la Division SS Das Reich, il est arrêté le 22 juin à Rabastens (81). Incarcéré à la prison Saint-Michel à Toulouse (31), il est déporté, sous le pseudonyme de René Nouvel, le 30 juillet à Buchenwald qu’il atteint le 6 août où il reçoit le matricule 69283. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 12 août au Kommando intérieur de la Steinbruch (la carrière), le 20 septembre au Kommando Baukommando I (construction), le 23 septembre au Kommando Ganswindt (travail pour l’entreprise Ganswindt), le 1er novembre au Kommando Bauleitung IV Ganswindt ( direction centrale des travaux IV de l’entreprise) et le 28 novembre au Kommando de la Gustloff-Werk II. Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
René VOLAT est décédé le 30 janvier 1981 à Poissy dans le département des Yvelines.