Né le 10 septembre 1911 à Aschersleben en Allemagne, il exerce la profession de mineur de charbon à Ronchamp (70) puis travaille à la Compagnie des Forges d’Audincourt (25) . Il fait son service militaire en 1932 dans l’artillerie (DCA). Il adhère aux Jeunesses communistes en 1929 à Colmar (68). Mobilisé en septembre 1939, il est fait prisonnier dans les Vosges, puis affecté dans un camp à Neuf-Brisach (68) dont il s’évade en septembre 1940. Rentré à Audincourt, il participe à la formation de groupes pour distribuer des tracts ou écrire des slogans sur les murs. Arrêté dans l’usine Peugeot de Sochaux (25) en août 1941 par la police française, il est brutalisé durant plusieurs heures. Le préfet demande pour lui une déchéance de sa nationalité française. Le 7 octobre, la Cour spéciale de Besançon le condamne à deux ans de prison pour infraction au décret du 26 septembre 1939. Il passe par les prisons de Belfort (90), puis Besançon (25) où il tente de s’évader en avril 1942. Il est ensuite conduit à Clairvaux (11) puis à Chalons-sur-Marne (51). Interné en juillet 1943 au camp de Royallieu à Compiègne (60). Il est déporté le 17 janvier 1944 à Buchenwald qu’il atteint le 19 et reçoit le matricule 39881. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp, puis intègre le Bloc 56 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur Baukommando III ( construction), le 28 juillet il est nommé Stubendienst (adjoint au chef de Block) au Block 56, le 28 septembre au Kommando Baukommando I (construction) et le 25 janvier 1945 au Kommando du Holzhof (collecte du bois de chauffage). Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
Willy FRONTCZAK est décédé le 8 février 1998 à Montbéliard dans le Doubs.