Né le 31 août 1917 à Odéssa en Ukraine. Il arrive en France avec sa famille dans les années 1920. Pendant l’occupation, il est étudiant, membre des éclaireurs unionistes (scoutisme protestant), il rejoint la Résistance en Lozère. Il échappe à la rafle de Marvejols mais est arrêté en octobre 1943 à Florac, incarcéré à Mende, puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60). Le 24 janvier, il est envoyé au centre de séjour surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (81). Le 28 juillet 1944, le directeur du camp reçoit l’ordre de préparer l’évacuation et de remettre les internés aux Allemands. Déporté, le 30 juillet, depuis Toulouse (31) à Buchenwald qu’il atteint le 6 août où il reçoit le matricule 69037. Il effectue sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp, puis intègre le Block 14 du Grand camp. Il est affecté le 26 septembre au Kommando intérieur Streckenläufer (estafette) et le 25 octobre au Kommando Sanitäter Kalfaktoren (infirmier – homme à tout faire à l’infirmerie du camp). Il est libéré le 11 avril 1945 et s’occupe des services sanitaires après la libérations du camp. Il est, à son retour, successivement attaché de presse auprès du Ministre du Ravitaillement, rédacteur à l’agence Reuters et membre du Cabinet du Ministre des Travaux Publics et des Transports puis directeur des Relations publiques européennes de IATA (Association du transport aérien international). En 1957, au nom de son organisation, la FNDIRP, il commence à travailler pour la Fédération mondiale des anciens combattants (FMAC/WVF), dont il devient le secrétaire général en 1979. Il est resté associé à son organisation, la FNDIRP, jusqu’à son dernier souffle. En mai 1998, il a été élu membre du Comité d’ Honneur de la FNDIRP. Il était Directeur de publication du journal mensuel de la FNDIRP « Le Patriote Résistant » depuis 2013.
Serge WOURGAFT est décédé le 3 décembre 2024. Il est Commandeur de la Légion d’honneur, Grand officier dans l’Ordre national du Mérite et titulaire de la Croix de guerre 39-45.