Née le 22 avril 1916, à Oger dans le département de la Marne, elle est la benjamine d’une large fratrie (deux sœurs et quatre frères), elle est nommée institutrice en 1938 et occupe également le poste de secrétaire de mairie. Engagée dans la confection de faux papiers dès le début de l’Occupation, elle intègre en 1943 le réseau Possum qui vise à exfiltrer les pilotes alliés tombés en territoire ennemi. Arrêtée devant sa classe le 19 juin 1944 à Gionges par la Gestapo, elle est incarcérée à la prison de Chalons-sur-Marne (51) puis transférée au Fort de Romainville (93). Le 18 juillet 1944, elle est déportée depuis la gare de l’Est à Paris au camp de Neue-Bremm à Sarrebourg puis transférée à Ravensbrück où elle reçoit le matricule 47360. Le 16 novembre 1944, elle est envoyée au Kommando de Hasag- Schlieben, Kommando dépendant de Buchenwald, elle devient le matricule 15208. Ce Kommando est chargé de la fabrication des Panzerfauste (lance-grenades antichars). Elle est libérée le 21 avril 1945 par les armées soviétiques. Avec un groupe de déportées, elle rejoint à pied la ville de Halle (Saxe-Anhalt) puis, par avion, elle arrive au Bourget le 8 mai 1945.
Figure de la Résistance marnaise, elle était un témoin inlassable auprès des collégiens et lycéens de sa région.
Yvette LUNDY est décédée le 2 novembre 2019 à Épernay dans le département de la Marne. Elle est Grand-croix de la Légion d’honneur, Commandeur de l’Ordre national du mérite et titulaire de la Croix de guerre 39-45.