BIOGRAPHIE
Né le 4 novembre 1917 à Sotteville-lès-Rouen dans le département de la Seine-Maritime, il est agent manipulant à la Recette principale de Rouen. Début 1939, il fait son service militaire au 117e RI (Régiment d’infanterie) basé au Mans (72), affecté à une « section spéciale d’engins », en fait, il s’occupe d’un canon antichar de 37mm. A la déclaration de guerre, son régiment est envoyé dans l’est de la France. En début juin 1940, il est à proximité de Soissons, et subit plusieurs violentes attaques de blindés allemands. De décrochages en décrochage, le régiment se retrouve encerclé sans munitions, à Bray-sur Seine (77). C’est là qu’il est fait prisonnier, par un heureux hasard il est démobilisé. Il reprend contact avec les anciens adhérents de la Jeunesse communiste et du Parti communiste dans la région rouennaise. A Sotteville-lès-Rouen, il organise la célébration du 1er mai 1941, marqué par l’installation de petits drapeaux rouges en ville et la distribution de nombreux tracts. Le 22 octobre 1941, il est arrêté à son domicile par des policiers français accompagnés par deux Feldgendarmes, conduit au commissariat de Sotteville, il retrouve une quarantaine de militants, majoritairement des syndicalistes cheminots. Très tôt le lendemain matin, il est conduit en camions bâchés à la caserne Hatri de Rouen, puis interné au camp de Royalieu à Compiègne (60) matricule 2029. Déporté le 17 septembre à Buchenwald qu’il atteint le 18, il reçoit le matricule 21760. Il effectue sa période de quarantaine au Block 63 du Petit camp, puis intègre le Block 62 également au Petit camp. Il est affecté au Kommando intérieur de la DAW. Elektriker (électricien à la Deutsche Ausrüstungswerke, entreprise détenue et exploitée par la Schutzstaffel (SS), le 8 septembre, il est nommé Stubendienst (adjoint au chef de Block) au Block 62. Il est libéré le 11 avril 1945. Il était membre de la Brigade Française d’Action Libératrice.
Yvon BONNARD est décédé le 10 janvier 1993 à Saint-Étienne du Rouvray dans le département de la Seine-Maritime.
Paru dans Le Serment N°229
