
Né le 4 avril 1921 à Bainville-sur-Madon dans le département de la Meurthe-et-Moselle, il est machiniste. En 1942, il s’engage dans l’Armée d’armistice, mais il est rendu rapidement à la vie civile en novembre de la même année lors de l’occupation de la zone sud par l’armée allemande. Requis pour le STO (Service du travail obligatoire) il refuse d’aller travailler en Allemagne et décide de franchir la frontière espagnole pour aller rejoindre les FFL (Forces françaises libres). Il est arrêté le 29 mai 1943 par la police allemande, incarcéré puis interné au camp de Royallieu à Compiègne (60) matricule 15614. Déporté le 25 juin à Buchenwald qu’il atteint le 27, il reçoit le matricule 14586. Il effectue sa période de quarantaine au Block 59 du Petit camp. Le 9 juillet il est transféré au Kommando de Karlshagen situé sur la base de Peenemünde. Ce Kommando dépend du camp de Ravensbrück, il reçoit un nouveau matricule le 4955. Le 18 août, le site de Peenemünde est bombardé et partiellement détruit. Le 14 octobre, il est renvoyé à Buchenwald où il perçoit un nouveau matricule le 28126, affecté au Kommando de Dora, puis au Kommando d’Ellrich-Juliushütte charge des chantiers de la Mittelwerk. Le 3 mars 1945, jugé « inapte au travail » par les SS , il est envoyé avec 1602 malades à la Boelcke-Kaserne à Nordhausen.
Émile ZIMMERMANN y décède le 6 mars 1945.